Dans un service, il est parfois difficile de "se placer". Surtout quand on te le dit bien comme il faut.
Je reprends le service ce jour après 10 jours de vacances. Un patient va mal et rentre dans ce qu'on appelle la "fin de vie". Imaginez donc quand il est conscient de ce qui se passe et qu'en plus sa femme est présente mais fait un déni (pas longtemps en faite, en une après midi je l'ai vu passer par les différentes stades : déni, tristesse, colère, etc... alors que d'habitude cela prendre la semaine.). Tout cela pour dire que l'équipe soignante présente, infirmière et infirmier, aide-soignant et même la psychologue font le souhait d'une transfert dans son hôpital d'origine pour une redirection vers le soin paliatif. On est un service de convalescence de base et on est pas assez de personnel pour répondre et être présent comme le souhaite la famille, et qu'il est perfusé en PSE et morphinique, qu'il a de l'ascite dont les ponctions n'ont pas réussi, etc.. Bref, il faut le transférer. Face à notre obstination, le médecin refusera et criera fort et clair : "c'est moi le médecin, c'est moi qui décide. Je ne demande pas votre avis, vous n'avez pas à le donner, je suis le seul qui décide". Bref, on est de la grosse m****.